Découvrez la fabrication de vos chaussures

La chaussure, un art « technique » à part entière, très dépendante de l’intervention humaine.    
Selon les modèles et les méthodes de fabrication, pas moins de 120 opérations sont nécessaires à sa réalisation. Elle demande donc beaucoup de temps !
1) La matière première :         
La peau animale, parce qu’elle est vivante, est sensible à tout ce qui l’entoure.     
Comme la nôtre, elle a besoin de protection.       
C’est le rôle du tannage qui, au fil d’opérations complexes, la transforme en cuir, soit par le sel de chrome (tannage minéral), soit par les tannins
Végétaux (écorces, racines, fruits, feuilles).       
L’industrie chimique lui permet de s’améliorer, de valoriser sa beauté naturelle tout en l’enrichissant de propriétés artificielles. 
La peau subit toutes sortes de traitements à base d’huiles, d’agents hydrophobes, de résines destinés à renforcer sa résistance.  
Le cuir, protégé en surface, se révèle déperlant, antitache,…       
2) La création/ conception du modèle :        
Le styliste :          
Tout commence dans l’esprit créatif d’un styliste ; en fonction de ses envies, des attentes, il va dessiner la chaussure,  
en choisissant les coloris et les matières.        
Le formier :          
En fonction des désirs du styliste, le formier va réaliser la base de toutes les chaussures : la forme.    
Il doit donc posséder des connaissances orthopédiques, ossature et musculature du pied, afin de proposer des formes qui le respectent. 
Dès cette étape il est évident que, chaque pied étant unique, la même paire de chaussures ne pourra pas convenir à tout le monde.  
D’abord en bois, les formes, une fois validées,seront ensuite fabriquées en plastique et dans toutes les pointures nécessaires.  
           
Le patronnier/ le modéliste :         
Comme la forme est en volume et que le cuir est une surface plane, le patronnier va réaliser une coquille   
pour passer de l’un à l’autre.        
C’est une réplique de la forme en plastique moins rigide sur lequel il va dessiner les lignes imaginées par le styliste et  
ainsi agencer entre eux les différents morceaux qui constitueront le dessus et la doublure de la chaussure, c’est-à-dire la tige. 
Il notre toutes les informations utiles : coutures, perforations, etc     
Il pourrait dessiner directement sur la forme, mais comme elle peut être utilisée pour fabriquer différents modèles de chaussures,  
c’est plus pratique ainsi.         
           
Le patronnier/ le modéliste va veiller aux fonctions de base des chaussures :     
– ouverture suffisamment grande pour pouvoir rentrer le pied ;      
– éviter que le haut de la chaussure frotte sur la malléole,       
etc.          
           
Le patronnier/ le modéliste va alors procéder à l’éclatement du dessin réalisé sur la coquille et ainsi mettre à plat les différentes pièces constituant
la tige. C’est ainsi qu’on obtient les patrons des différentes pièces.      
           
3) La fabrication du modèle :         
Le coupeur :          
Les patrons vont être confiés au coupeur qui va les utiliser pour découper les différentes parties nécessaires pour fabriquer la paire de chaussures
dans les matières choisies par le styliste.        
Son rôle est aussi de sélectionner les peaux selon leur qualité (qualité du cuir) pour qu’elles soient adaptées à la pièce à fabriquer.  
Il doit optimiser au maximum la surface disponible sur la peau afin de limiter le plus possible les pertes.   
Il doit voir et éviter les défauts du cuir (piqûre d’insecte, veine, cuir creux, etc)     
           
Le piqueur :          
Une fois découpés, tous les différents morceaux de cuir vont être cousus ensemble par le piqueur pour former le dessus de la chaussure. 
Pour éviter d’avoir une sur-épaisseur lorsque deux morceaux de cuir se superposent, le piqueur va les parer, c’est-à-dire réduire l’épaisseur au niveau
des liaisons entres les morceaux.        
Le piqueur va finir par assembler l’avant et l’arrière de la chaussure ensemble (le claquage) pour obtenir la tige. Celle-ci sera alors lacée afin d’être
prête à monter.          
           
Le monteur :          
Le monteur met en place des renforts entre la peausserie et la doublure : le contrefort qui maintient le talon en place ;  
le bout dur, à l’avant, pour éviter la déformation.       
Ensuite, il va mettre la tige en place sur la forme fabriquée par le formier afin de donner le volume à la chaussure :   
le cuir est attaché à la première de montage grâce à des pointes.      
Le monteur va poser un cambrion destiné à soutenir la voûte plantaire.      
Il va ensuite encollé une semelle à la première de montage.       
A l’aide d’une fraiseuse, il retire le surplus de cuir de la semelle.      
           
4) La finition :          
Pose, si nécessaire d’oeillets, laçage, brûlure des fils qui dépassent, cirage, etc. ; tous ces petits détails qui feront de votre paire de chaussures 
une chaussure de qualité !         
           
5) La commercialisation :         
Commercial          
Responsable de magasin Le point de vente, à l’extrémité de la chaîne, est le lieu privilégié où le consommateur 
Vendeur  peut toucher, essayer, s’approprier le produit.